Wesak?

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Aujourd'hui est sensé être la célébration du jour où Bouddha s'est éveillé pleinement à la réalité de Qui Il Est Vraiment, le jour du Wesak. 

C'est un jour de grandes célébrations à travers le monde, et vous trouverez maintes descriptions et échantillons de savoirs à ce sujet. J'aimerais pour ma part apporter une approche plus actuelle sur le concept d'éveil. 

La plupart des religions (à l'ère masculine passée) ont dépeint des croyances, des rituels, et des images qui sont presque toujours placées à l'extérieur de l'être. C'est pourquoi, au Wesak nous célébrons Bouddha, et à la Pâques nous célébrons Jésus... Au lieu de célébrer Qui Nous Sommes! 

Dans une apporche non-religieuse, mais toujours spirituelle, axée vers notre Centre Immuable, vers le soi (à l'ère féminine actuelle), nous comprendrons que ce qui compte vraiment ce n'est pas l'Idole (ou l'image) mais l'Idée qui est importante. Dans son sens le plus noble, l'Idée que Bouddha ou Christ ont exprimée, c'est que tous nous sommes des Fils et des Filles du Dieu vivant en chacun de nous. Et que c'est sur cela que se concentre notre célébration. 

Au Wesak donc, comme à la Pâques chrétienne, ce n'est pas un homme éveillé extérieur à nous-même, ou fils de Dieu, qui s'éveille, mais bien soi-même! 

Pour ce faire, pour célébrer cette Vision, cela requiert la plus grande attention sur le but. Devenir Bouddha ou Christ demande la plus belle conviction, la foi la plus courageuse et le lâcher-prise sur nos croyances le plus adéquat. Cela nous demande également de mourir à soi, comme "la graine doit mourrir pour donner vie à l'arbre". Cette graine c'est notre petit moi, notre personnalité, et l'arbre, c'est notre Soi Profond, Christ, Bouddha, l'Arbre de Vie placé au centre du Jardin d'Eden, la Connaissance profonde de Qui Je Suis. 

Alors en ce jour de renaissance, je souhaite vous partager un extrait d'un livre de sagesse "La vie des maîtres" (Baird T. Spalding), où des témoignages de face à face avec des être éveillés pleinement nous sont rapportés, et qui pourra nous toucher au plus profond de l'âme.

 

Vie des maitres

 

« Quand l'âme comprend la vision comme une Terre Promise, comme un idéal qui doit devenir réalité, elle ne voit plus que le bien, objet de son désir. Arrivée à ce point, il ne faut pas qu'elle ait de doute, d'hésitation, ni de flottement. Ce serait fatal. Il faut être fidèle à la vision et aller de l'avant. Cette vision est caractéristique. Elle est aussi indispensable à la vie que les plans et spécifications à la construction d'un immeuble. L'homme doit être fidèle à la vision comme l'entrepreneur est fidèle aux plans et spécifications de l'architecte. Il faut éliminer tout ce qui n'est pas la vérité. »

 

« Toutes les grandes âmes sont fidèles à leur vision. Tout accomplissement à d'abord été une vision, une semence d'idée plantée dans l'âme et à laquelle on a permis de croître et de s'épanouir. Les grandes âmes ne se laissent jamais influencer par l'incrédulité d'autrui. Elles sont prêtes à se sacrifier pour leur vision, elles y croient, et finalement il en est fait selon leur foi.

 

Quand un homme part pour la Terre Promise, il lui faut renoncer au pays des ténèbres et l'oublier. Il faut quitter les ténèbres et partir pour la lumière. On ne peut pas à la fois rester et partir. Il faut renoncer aux vieilles idées et adhérer aux nouvelles, oublier ce qu'on ne souhaite pas se rappeler, et nous rappeler seulement ce que nous voulons retenir. Seule la vision doit nous rester en mémoire si l'on veut qu'elle s'accomplisse. On se la rappelle en maintenant dans sa pensée la chose à reproduire. On démembre, on refuse de se rappeler les choses à ne pas reproduire. Pour extérioriser sa vision, il faut y conformer toutes nos idées, nos pensées, nos paroles et nos actes. Telle est la vraie concentration, celle de la dévotion, le centrage de toutes les forces sur l'essentiel. C'est le signe que l'on aime l'idéal. Or l'idéal ne peut être exprimé qu'au moyen de l'amour, car c'est l'amour qui en fait un idéal.

 

Même si l'homme débute par un échec, il faut qu'il soit décidé à persévérer. C'est l'exercice de la volonté, le cri de la confiance en soi, l'expression de la foi dirigeant le pouvoir vers l'idéal. On n'attend jamais l'idéal sans diriger consciemment le pouvoir vers lui, sans exercer la volonté. Cependant si l'idéal n'était pas une volonté idéale, cela lui serait fatal. Il faut que la volonté idéale soit aussi utile que l'idéal sans quoi l'âme ne peut pas libérer le pouvoir que la volonté voudrait diriger.

La volonté d'être servi au lieu de servir provoque le retour du courant vital vers lui-même. La volonté de servir maintient le flux du courant vital à travers l'âme et entretient le rayonnement de la personnalité. »

« Et l'Esprit reçoit sa satisfaction suprême quand on lui permet de donner satisfaction aux besoins d'autrui. »

 

 
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